Boxeuse
Le sport a toujours fait partie de ma vie.
J’ai commencé la gymnastique à sept ans et le tennis de table vers dix ans. Plus tard, à 24 ans, je me suis mise très sérieusement à la remise en forme et j’ai commencé à me préparer pour participer à une compétition Miss Bikini.

Malheureusement, je me suis blessée à la jambe et je n’ai pas pu concourir.
La boxe est entrée dans ma vie complètement par hasard.
Un jour, je m’entraînais dans une salle près de Saint-Lazare, à Paris, quand j’ai vu un coach donner un cours de boxe anglaise. Il m’a invitée à essayer.
Je me souviens m’être dit : « Je suis trop féminine pour boxer. »

Mais j’ai essayé une séance.
Et j’ai adoré.
J’ai continué la boxe anglaise, puis je me suis aussi mise au muay-thaï.
La boxe a changé ma façon de penser la féminité et la force. J’ai compris que je n’avais pas à choisir entre les deux. Être forte ne me rendait pas moins féminine, et être féminine ne m’empêchait pas d’être forte.

Pour moi, la boxe est physique, mais elle est aussi mentale. Elle m’apprend la discipline, la concentration, la résilience et la maîtrise de soi.
Elle fait désormais partie de ce que je suis.
La féminité, avec force.